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Michel ZORDAN présente des extraits de ses romans. Il se laisse également aller à quelques réflexions sur l’actualité.

29 Sep

un exil plus loin

Publié par Michel Zordan  - Catégories :  #les exilés de l'arcange, #Michel Zordan, #Un auteur du Sud Ouest

un exil plus loinExtrait : À l’autre bout du fil, Michael Deyland semblait s’être évaporé.

 

– Deyland, je ne te ferais pas l’affront de penser que tu ne le savais pas. Ça ne change pas grand-chose au problème, mais tu aurais du m’avertir. Autre chose, si tu penses que je suis en danger, c’est que tu sais des choses que je ne sais pas. Sinon je ne vois pas pourquoi ces anciens nazis s’en prendraient à moi, dans quelle mesure serais-je une menace pour eux ? Y a-t-il un rapport entre ces nazis et Erc Calbagh, s’il y en a un, tu dois me dire lequel !

 

– Sylvio, moi je suis le boss de la CIA Europe. Cette affaire est compliquée, parce qu’elle se partage entre l’Europe, l’Amérique du sud et l’Australie. Après la guerre, et même avant la fin de la guerre, un très grand nombre de nazis, certains très connus, se sont réfugiés en Amérique du sud, d’où notre grand intérêt pour cette région du monde. Tu connais un peu notre agence, tu sais que nous avons le culte du secret. Je peux t’assurer une chose, pour le moment nous ne connaissons aucun lien entre Erc Calbagh et les investisseurs de la Sud-América trust Compagny. J’en ai seulement déduit que si les nazis pensent que tu peux être une gêne dans leurs affaires, ils n’hésiteront pas. Pour Dylan Wayner alias Andly Raywen, je l’avoue, je savais, mais j’attendais le bon moment pour t’informer. De toute façon, tu l’as dit toi-même, ça ne change rien au problème.

 

Une idée effleura mon esprit, et si… Mais non, ça ne pouvait pas être possible, mon imagination me jouait des tours. Et pourtant, et si mon emploi ici en Australie je le devais à Michael Deyland. Après le terrible drame survenu, j’étais ébranlé, complètement défait. La seule chose que je souhaitais, c’était partir loin, très loin. C’était seulement quelques jours plus tard, que je recevais l’offre des Hartmann. La seule offre d’ailleurs. Et si Michael Deyland, en charge de cette affaire avait profité de l’opportunité pour m’inciter à venir ici. Pour éventuellement travailler pour lui, sans que je n’en sache rien !

 

– Mon capitaine, je vous sens songeur, mauvaises nouvelles ?

 

– Non, non, pas vraiment, mais avec Deyland il y a toujours des zones d’ombres et parfois même des surprises. Tu te rappelles de Paris. Cette fois nous sommes à l’autre bout du monde, mais le bonhomme et ses méthodes sont toujours les mêmes. Je vais laisser passer la nuit là-dessus, demain j’y verrais plus clair. Je crois par contre que nous allons retarder notre expédition punitive.

 

Le lendemain matin, je n’y voyais pas plus clair. En compagnie de mon ami, nous fîmes le tour de quelques propriétaires pour lesquels je travaillais. Sans en avoir l’air nous devions enquêter, et essayer de savoir s’ils avaient reçu d’éventuelles propositions. Arrivé au domaine Anastasia, Hans Jakob, le boss m’accompagna dans le chai. Puis nous visitâmes quatre autres domaines. Au retour, en fin d’après midi je stoppais ma Ford Marmon-Herrington dans la cour de Stockwell.

 

– Je vais prendre des nouvelles de Wippy, toi va faire un tour au chai. Il est bon qu’Erc Calbagh et sa bande se sentent sous surveillance.

 

– Alors petite fée, comment se porte le blessé ?

 

– Il va bien mieux, j’ai même été obligé de le gronder, il voulait déjà aller dehors pour jouer avec Julius.

 

– C’est parfait, dans quelques jours il n’y paraîtra plus. À part le bout de la patte, mais tu es là pour l’aider à s’en passer.

 

En ressortant de la maison, j’aperçu Rosalie Ulrich qui me suivait.

 

– Sylvio, ce matin il y a eu une autre dispute, Erc Calbagh dit qu’avec vos méthodes, son équipe à trop de travail. Adrian à demandé à Samy Railley de rester au chai.

 

En entrant dans le chai, je trouvais Henri en train de parfaire son anglais en compagnie de Samy Railley. Je goutais le vin de du premier tonneau, puis celui du deuxième, pas mal du tout.

 

– Alors sergent, as-tu remarqué quelque chose de particulier ?

 

– Non, pas vraiment, j’ai simplement vu que les irlandais ne faisaient pas grand chose, ce sont les autres qui se tapent tout le boulot.

 

Depuis plusieurs jours, mais sans trop insister, mon ami Henri Laplace laissait entendre qu’il pourrait peut-être rester travailler en Australie quelques mois. J’avais aussi remarqué un rapprochement discret entre lui et la belle Moreen, la petite sœur de Brian.

– Sylvio, c’est Rosalie Ulrich au téléphone, elle veut te parler, c’est très urgent

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Les Perroquets de la place d'Arezzo 18/10/2013 09:05

Très belle histoire! C'est un véritable coup de coeur, merci!

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