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Michel ZORDAN présente des extraits de ses romans. Il se laisse également aller à quelques réflexions sur l’actualité.

05 Sep

un exil plus loin

Publié par Michel Zordan  - Catégories :  #Un auteur du Sud Ouest

Eun exil plus loin1et4xtrait : Entouré par la famille Hartmann d’un côté et les cinq irlandais de l’autre, Adrian Hartmann et Erc Calbagh se faisait face. Seule la petite Helena manquait à l’appel.

– Alors le schleu, tu attends quoi pour me régler mon compte, allez du courage, fais voir à ta famille comme tu es courageux. Vas-y, le Bon-Dieu que tu pries tous les jours est là pour te protéger, tu ne risques rien !

Sans attendre, Henri et moi, nous nous précipitâmes. Rapidement, nous nous prenions position. Lui devant la bande, moi devant Calbagh.

– Adrian, quoi qu’ai fait cet homme, ça ne vaut pas le coup que vous vous battiez. Mon ami et moi, allons prendre le relais.

Vas-y l’irlandais, je suis à ta disposition. Cette fois tu n’es pas ivre, tu devrais pouvoir t’en tirer ! C’est bien sur plus facile d’envoyer des copains.

Calbagh hésitait, il savait que je n’étais pas un novice en bagarre et l’intrusion du parisien semblait l’intriguer, pourquoi cet homme est-il là, qui était-il ?

– Et oui, moi aussi j’ai des amis, et je peux t’affirmer que celui-ci est très efficace.

Erc Calbagh, grommela une injure, fit demi-tour, puis repartit vers le chai. Sa bande le suivi comme un seul homme.

– Ce mécréant s’en est pris à Wippy, il lui a roulé dessus avec la jeep. L’animal était dans la cour, il jouait avec Julius, Calbagh lui a foncé dessus délibérément. Heureusement le chien s’est écarté de justesse. Ce bonhomme est abject.

– Dans quel état est-il !

– Il saigne d’une patte avant, elle est brisée, mais la roue lui est passée sur le corps, il doit avoir d’autres blessures. Héléna est avec lui, la pauvre petite est désespérée.

Ma petite fée était prostrée, les yeux dans le vague, seule sa main droite caressait le petit kangourou qui respirait avec grandes difficultés. Sans attendre, je pris l’animal dans mes bras et l’emportais vers ma voiture.

– Henri, reste ici tenir compagnie aux Hartmann, moi j’emmène l’animal chez le vétérinaire. Je reviens dès que possible.

Le plus proche se trouvait à Adélaïde, à l’entrée de la ville. La chance fut avec moi, Ed Mallow venait tout juste de revenir d’une tournée de trois jours.

– Sa cage thoracique est enfoncée, et sa patte est brisée au moins à trois endroits. C’est l’animal de la petite Hartmann ?

– Oui, c’est ce salopard de Calbagh qui a fait ça, exprès ! Pouvez-vous faire quelque chose ?

– Pour la cage thoracique, pas grand-chose, nous devons juste attendre. Il est très jeune, s’il n’y a pas de côte brisée, tout peut reprendre sa place. Il faut juste espérer qu’il n’ait pas d’hémorragie interne. En ce qui concerne la patte, les articulations sont détériorées. Il faudrait opérer, moi je n’en suis pas capable. Vous savez, en principe, les animaux, lorsqu’ils sont atteints de cette façon, ont les achève. Pour cet animal, le mieux serait de sectionner le bout de la patte et de mettre un plâtre, ça va se ressouder. S’il s’en sort, il aura une patte plus courte et raide. Pour vivre au domaine, cela ne posera aucun problème.

Dans la soirée, je ramenais Wippy au domaine. Toute la famille sortie à ma rencontre devant la maison. Héléna s’avança seule vers la Ford, je descendis du véhicule, la petite fille s’approcha de moi.

– Je sais que tu as fait ton possible, s’il est mort tu peux me le dire, je serais très forte, je pleurerais juste un peu.

– Pourquoi veux-tu qu’il soit mort ! Non, non, tu l’as très bien nourri alors il est a bien résisté, il est bien vivant. Il a juste besoin de repos. Monsieur Mallow lui a mis un plâtre, par contre maintenant il aura encore plus besoin de toi.

– Il ne pourra plus marcher ?

– Bien sur que si, seulement Ed a été obligé de couper le bout de la patte pour éviter l’infection, ça ne l’empêchera pas de jouer avec Julius avant quinze jours. Viens m’aider on va le transporter à l’intérieur.

Les Hartmann nous invitèrent pour le repas du soir. Vers dix heures nous prîmes congé.

– Alors capitaine Montazini, comment comptez-vous régler ce problème ?

– Nous allons y réfléchir, Erc Calbagh a fait ça juste pour me provoquer, il a besoin d’une leçon. Par contre nous sommes deux à présent, ton arrivée doit les mettre dans l’embarras, la donne n’est plus la même. Ils doivent même se demander qui tu es exactement.

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