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Michel ZORDAN présente des extraits de ses romans. Il se laisse également aller à quelques réflexions sur l’actualité.

18 Jun

Riscle c'est dans le Gers, et ça vaut le détour...

Publié par Michel Zordan  - Catégories :  #Terre du Sud-ouest - ça vaut le détour

Riscle.jpg

Ma librairie à Risclela Maison de la presse 5, rue du Centre
32400    Riscle  tél 05 62 69 71 65

 

N'y allez pas juste pour mon livre - Riscle est une ville à découvrir, et ça vaut le détour...

 

L'histoire de Riscle (Riscla en gascon) remonte au IXe siècle, date de la construction de la première église édifiée à « La Roque ». Le bourg féodal se groupa autour de celle-ci avec le château. Plus tard, au XIe siècle, il y eut à Riscle un hôpital, un couvent et cinq églises. On pénétrait dans la ville par six portes. La cité échappa aux anglais qui menaçaient de la détruire en 1569. Cependant le couvent de la Merci fut saccagé par Montmorency. En 1594, le comté de Riscle fut confié par Henri IV de France à la famille de Podenas. D'importantes inondations en 1737 causèrent de « grands désastres ». Au XVIIIe et XIXe siècle, on reconstruisit et on développa Riscle qui finit de se transformer et de se moderniser durant la période allant de 1871 à 1910 : hôtel de ville, halle aux grains, marché couvert, école, lavoirs mais aussi éclairage public électrique et amélioration notable du réseau vicinal. En 1930, un pont suspendu métallique fut construit sur l'Adour, mais en août 1944 les maquisards le firent sauter et il faudra plus de huit ans pour le rebâtir. Il a été rénové en 2001. remonte au IXe siècle, date de la construction de la première église édifiée à « La Roque ». Le bourg féodal se groupa autour de celle-ci avec le château. Plus tard, au XIe siècle, il y eut à Riscle un hôpital, un couvent et cinq églises. On pénétrait dans la ville par six portes. La cité échappa aux anglais qui menaçaient de la détruire en 1569. Cependant le couvent de la Merci fut saccagé par Montmorency. En 1594, le comté de Riscle fut confié par Henri IV de France à la famille de Podenas. D'importantes inondations en 1737 causèrent de « grands désastres ». Au XVIIIe et XIXe siècle, on reconstruisit et on développa Riscle qui finit de se transformer et de se moderniser durant la période allant de 1871 à 1910 : hôtel de ville, halle aux grains, marché couvert, école, lavoirs mais aussi éclairage public électrique et amélioration notable du réseau vicinal.

 

 

En 1930, le pont d'Arcole, pont suspendu métallique fut construit sur l'Adour, mais en août 1944 les maquisards le firent sauter et il faudra plus de huit ans pour le rebâtir. Il a été rénové en 2001.

 

les prémices-copie-1Roman de terroir : Les prémices, série Les Exilés de L'Arcange -   Auteur Michel ZORDAN... Il vient de sortir....

Extrait chapitre 4 - Mon père avait proposé aux métayers du château Tourne Pique, ainsi qu’à quelques autres voisins, d’effectuer les labours d’automne avec notre Hercule. La plupart refusèrent. Avec l’orage de grêle qui avait détruit toutes les vignes, il n’y aurait pas de vendange cette année, gagner du temps ne servait donc plus à rien.

Mais il y avait une autre raison à cela : le machinisme et le modernisme qui se profilaient inquiétaient profondément la plupart des paysans. Ils savaient au fond d’eux que ces machines modifieraient à tout jamais leur rapport avec un élément essentiel de leur vie, la terre. Avec les attelages de bœufs, de vaches, ou de chevaux, le contact avec celle qu’ils sentaient vivre, et qui les faisait vivre depuis toujours, était presque charnel. Cette terre faisait partie de leur vie, de leur naissance jusqu’à leur mort ; ils pouvaient la toucher, lui parler, tout se passait en douceur, avec du respect… Pour leur dernier repos, c’est encore elle qui veillerait sur eux. Sans elle, ils n’étaient rien, tout partait d’elle. Le paysan cultivait et la terre procréait, pour le nourrir lui, sa famille et les bêtes qui l’aidaient dans son travail. Et puis, à la fin, leurs poussières se mêleraient aux autres poussières dans un éternel recommencement. Cet échange tacite faisait partie de leur vie, depuis la nuit des temps. C’était une simple boucle, mais une boucle qui fonctionnait parfaitement.

 Avec le tracteur, ce contact n’existerait plus, la boucle serait brisée. C’était la rupture assurée, ils perdraient une part d’eux-mêmes, une part qui ne les avait jamais trahis. Avec les machines modernes, la terre ne serait plus qu’une simple matière exploitable, tout juste bonne à produire. Les roues de fer la martyriseraient, d’un geste sec les socs d’acier s’enfonceraient de force au plus profond de ses entrailles, brutalement, comme pour la souiller, avec le seul souci de l’obliger à donner toujours plus. Il n’y aurait plus de respect. Comment réagirait-elle ?

 À L’Arcange et à la ferme des Bîmes, grâce à la charrue trois socs, tous les champs furent prêts en un temps record. Après quelques semaines, avec la pluie et les premiers gels, les mottes s’émietteraient, et au début du mois de novembre, les graines seraient mises en terre.

 Papa n’était paysan que depuis trois ans seulement, et il  n’avait, lui, pas d’états d’âme. Son rapport avec la terre et le modernisme était plus pragmatique. Pour lui, le tracteur était un moyen d’aller plus vite, d’être plus efficace et de travailler et de se fatiguer moins. Pour moi aussi c’était une aubaine ; fini de mener les attelages de bœufs ou de vaches.

 De toute façon, tôt ou tard, tous y viendraient, eux ou leur descendance. Mais le malheur qui les avait frappés fin septembre leur permettait de repousser l’échéance et d’avoir l’impression de maîtriser encore quelque temps leur destin.

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Jacques Cohr 07/03/2014 18:45

Bonjour..et ..bonjour à Riscle !..je vous ai contacté , il y à.. a peu prés deux mois ..c'était un peu un appel à mon passé Risclois....j'ai laissé une copie de ce message sur mon journal de
Facebook ..Vous pouvez encore en prendre connaissance; Mais je suis navré de ne point avoir eu de réponse....( je n'ai personne à contacter maintenant à Riscle ..et j'aimerais renouer avec ..en
savoir des nouvelles peut ètre un contact "Arts Plastiques")..Je vous remercie de me laisser éventuellement un message si le mien vous parvient ! Bien cordialement à vous! jacques cohr //

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