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Michel ZORDAN présente des extraits de ses romans. Il se laisse également aller à quelques réflexions sur l’actualité.

26 May

Librairie à Bordeaux...Reste t-il une librairie à Bordeaux ?

Publié par Michel Zordan  - Catégories :  #Un auteur du Sud Ouest

bachus

Mes ouvrages se vendent  un peu partout en Sud-ouest,  sauf …. à Bordeaux….Ou alors... mais là on dépasserait les limites des limites, c'est qu'il n'y aurait plus de librairie à Bordeaux...Va savoir, les choses vont tellement vite aujourd'hui...

 

Bon, si vous aviez du nouveau, si par hasard une nouvelle librairie s'installait ou si une ancienne réapparaissait, je compte sur vous, juste un petit mail...

 

Pour acheter mes ouvrages, la liste des libraires sur  www.unauteur.com>>>


les prémices-copie-1

 

Les prémices, dans la Saga des Montazini,  les Exilés de L'Arcange - Éditions 3Z - ISBN 978-2-9532863-2-8

Extrait chapitre 4 -
La fouine  n’y était pas allé par quatre chemins ; on sentait qu’il n’avait pas encore digéré son départ précipité, et quelque peu forcé, de l’année passée. Il semblait en tenir papa pour responsable. L’article était  étincelant de férocité et de bêtise

 « Il ne suffit pas d’attenter à la vie d’un courageux journaliste, épris de vérité, pour espérer le faire taire. La vérité du passé est celle d’aujourd’hui. La plupart des immigrés accueillis à bras ouverts dans notre pays ne sont pas dignes de confiance. Un grand nombre d’entre eux ont quitté leur pays en fuyant leur justice. Ils profitent de notre crédulité pour dépouiller la France, pays des libertés et des droits de l’Homme, et l’entraîner dans des aventures peu recommandables et très risquées. Certains de nos industriels, que la morale n’étouffe pas, ont pris le risque de s’associer à leurs méfaits, en acceptant de développer  des projets dont le seul but est de meurtrir encore plus la nation allemande. La France ne se glorifie nullement en permettant à des individus tels qu’Émilio Montazini, immigré au lourd passé et transfuge du parti fasciste italien, de bafouer l’amitié franco-allemande naissante. Il est inconcevable que la justice de ce petit pays de Gascogne puisse se permettre de souiller avec autant de mépris l’incontestable honorabilité d’Adolphe Chapignard, maître de conférences et chercheur à l’université de Humboldt, à Berlin. Cet homme estimable, membre du respectable parti nazi allemand, est retenu sans véritable motif dans une sordide prison provinciale. Il faut rappeler que le mouvement nazi, avec aujourd’hui à sa tête l’honorable chancelier Adolf Hitler, est en train d’insuffler à toute la nation allemande un élan salvateur, ce qui est loin de plaire aux éléments conservateurs et rétrogrades qui ont laissé ce pays basculer dans la médiocrité. Les conditions dans lesquelles Adolphe Chapignard, homme estimable, et ses amis ont été interceptés restent encore bien mystérieuses. De là à penser que ce guet-apens était commandité de par delà les frontières, il n’y a qu’un pas, et cela ne nous étonnerait pas. Il faut préciser que lors de cette rocambolesque, arbitraire et dramatique arrestation, l’un des deux compagnons d’Adolphe Chapignard a été froidement abattu, alors qu’apparemment il n’opposait aucune résistance. L’attitude des dirigeants politiques de cette petite région, Joseph Chaumas, député du Gers en tête, a toujours été très ambiguë vis-à-vis de nos institutions ; j’en veux pour preuve son rôle dans la triste affaire qui a secoué ce «petit » pays  de Gascogne à la fin de l’été dernier. Il est temps que nos dirigeants parisiens fassent respecter leur légitime suprématie. Je peux vous assurer que j’irai jusqu’au bout de la vérité et que toute la lumière sera faite sur cette affaire.

Parce que nous dépendons des bons Français, les bons Français méritent de savoir.

Rudolf Têtard, correspondant spécial du journal Le Dépendant. 

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