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Michel ZORDAN présente des extraits de ses romans. Il se laisse également aller à quelques réflexions sur l’actualité.

13 Jun

Librairie à Montauban : la boutique d'un auteur du Sud-ouest

Publié par Michel Zordan  - Catégories :  #Un auteur du Sud Ouest

Montauban.jpgMontauban, n'y allez pas que pour mon livre,  ça vaut le détour...

 

En occitan le nom de la commune s'orthographie Montalban, signifiant 'mont blanc'. Une raison probable de ce nom est que le cœur de la ville est situé sur une légère colline où l'on trouvait de nombreux saules (dont le dos des feuilles est blanc) qui donnait une impression de 'mont blanc' par temps de vent. On peut d'ailleurs retrouver le symbole du saule sur le blason de la ville.

En 1144, le comte de Toulouse, Alphonse Jourdain, fonde Montauban, souvent considérée comme une des premières bastides mais à tort (ces dernières n'ont vu le jour qu'à partir de 1229, date du traité de Meaux-Paris). Ce traité a mis fin entre autres aux villages fortifiés (Castéras, Castelnaus, etc.) pour asseoir le pouvoir étatique et démanteler ainsi l'emprise seigneuriale qui persistait sur les campagnes françaises au Moyen Âge.

La petite villeneuve croît de façon spectaculaire, et l'ancien évêque de Cahors Jacques Dueze, devenu le pape Jean XXII, fonde l'évêché de Montauban, émancipant définitivement la ville de l'espace d'influence de l'abbaye de Moissac.

Dans les années 1530 et suivantes, la population de Montauban se convertit au protestantisme, pour devenir entièrement huguenote au début des guerres de religion[3]. En 1559, la messe pour la mort d’Henri II n’est dite qu’au bout de huit mois. En janvier 1561, le culte protestant est public ; au mois d’août, les moines catholiques sont dans l’impossibilité de prêcher. L’évêque est chassé, et tous les consuls de la ville sont protestants[4].

En 1562, lors de la première guerre de religion, Montauban résiste à trois tentatives de siège de Montluc. Les églises ne sont rendues aux Catholiques, en 1563, que sous la menace. Aussi, quand Charles IX fait son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume – son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine –, il est exigé que les Montalbanais rasent leurs fortifications pour accueillir le roi. Après négociations, c’est accepté, et le roi fait son entrée le 20 mars 1565. Il est accueilli dans la liesse. Si l’évêque, Jacques II des Prés-Montpezat, peut revenir, il ne reste pas[5].

En 1570, la paix de Saint-Germain, signée entre le roi Charles IX et l’amiral Gaspard de Coligny, octroie aux Protestants quatre places fortes : La Rochelle, Cognac, Montauban et La Charité-sur-Loire. Une nouvelle enceinte est construite.

En 1598, Henri IV, ayant accordé par l'édit de Nantes des droits religieux aux protestants de France, accorde à ces derniers des « places de sûreté » au nombre de 51, plus des lieux de refuge. Montauban est une des principales places de sûreté accordées par le roi, avec Nîmes et La Rochelle. Elle acquiert ainsi le droit de se protéger en bâtissant et en entretenant des fortifications.

Cette même année une université protestante, l'Académie de Montauban et de Puylaurens y fut installée. Daniel Chamier, célèbre pasteur drômois et rédacteur des articles secrets de l'édit de Nantes, y enseigna. Elle fut fermée en 1685 date de la révocation de l'édit de Nantes.
Texte  Wikipedia®

 

 

 les prémices-copie-1La librairie d'un auteur du Sud-ouest à Montauban >>>  Les prémices, série les exilés de L'Arcange

 

 

Les exilés de l’Arcange, font assurément partie de la grande famille des romans du terroir.

 

 

Extrait chapitre 6 - L’article était dans la lignée de ceux précédemment écrits par l’infâme Têtard : « Ces dernières années, nous n’avons cessé de dénoncer le laxisme affligeant dont font preuve nos dirigeants vis-à-vis des immigrés. Ces parasites, souvent peu recommandables, qu’ils nous ont obligés et nous obligent toujours à accueillir, sous de fallacieux prétextes, dans notre pays, sont pour la plupart de dangereux criminels. À plusieurs reprises, nous avons essayé d’ouvrir les yeux de nos responsables politiques sur les agissements plus que suspects de la famille Montazini et plus particulièrement sur ceux du chef de famille, Émilio Montazini. Enfin nous avons trouvé, parmi les rangs de nos glorieux soldats, un homme à la hauteur de l’événement. Hier matin, devant la ferme de L’Arcange, grâce à un sang-froid hors du commun, le commandant Estrada a su éviter un bain de sang. Émilio Montazini, transfuge du mouvement fasciste italien, réfugié en France grâce à la complicité de certains hommes politiques gascons, a réussi, au mépris de nos lois, à fomenter un soulèvement contre nos valeureux gendarmes, garants de l’ordre et de l’indépendance républicaine. Cet homme sans foi ni loi a réussi à regrouper autour de lui de pauvres gueux, ignorants et  incapables de faire la différence entre le bien et le mal. Cet homme fourbe, manipulateur et maniganceur, mais toutefois très rusé, a très bien structuré son réseau. Il s’est également entouré de chefs, traîtres envers notre patrie. Dans les rangs des insurgés, nous avons pu reconnaître le comte Philibert De Ponthieu, ancien et peu glorieux militaire, qui a vu là le moyen de se venger de sa frustration, après sa mise en retraite anticipée. Nous avons également reconnu une autre figure bien connue du barreau parisien, maître Albert Dayan. Cet homme, juif et immigré russe de surcroît, s’est fixé pour but de défendre la crapule par tous les moyens. Ayant perdu un peu d’aura dans la capitale, il s’est rabattu sur les malandrins et  malfaiteurs de seconde zone. »

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