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Michel ZORDAN présente des extraits de ses romans. Il se laisse également aller à quelques réflexions sur l’actualité.

31 Jul

Daniel Cohn-Bendit (Alias Dany le rouge) tu me dois 275 frs, soit un peu plus de 41 € (excuse le tutoiement, mais je me replace dans le contexte, et à l’époque il était de rigueur)

Publié par Michel Zordan  - Catégories :  #Réflexions du jour

danny-le-rouge.jpgDaniel Cohn-Bendit (Alias Dany le rouge) tu me dois 275 frs, soit un peu plus de 41 € (excuse le tutoiement, mais je me replace dans le contexte, et à l’époque il était de rigueur).  

 

Je sais, ça date, mais c’est quand même pas l’antiquité.  Tu ne t’en rappelles pas, moi non plus je ne me rappelais pas,   jusqu’à ce que je ressorte mes bulletins de paye, pour ma caisse de retraite…

 

Ça remonte à mai 68, pour les jeunes je précise, mai 1968, c’est un peu après le milieu du siècle dernier. Certains on parlé de révolution, j’y étais, je parlerais  plutôt d’une  fronde organisée par  une «pseudo-élite », étudiants à la tête trop pleine (quand il y trop plein, il n’y a plus qu’une solution…) Rien à voir avec 1789, ou la Tunisie, l’Egypte,  ou encore la  Libye,  en voilà de vraies révolutions.  

 

 

Je vais t’expliquer, moi j’avais 18 ans et je travaillais déjà, (c’était pas un choix, mais une nécessité) Maintenant,  pour ce que certains font de leurs études, peut-être n’ai-je rien à regretter !

 

 Mais voilà, toi et  ta petite bande de « cerveaux en fusion »  vous avez voulu jouer les « forts en thème ». Personnes ne savait  trop pourquoi et comment ça a commencé,  ni vous d’ailleurs, sûrement une histoire de cantine, ou un truc comme ça.  Toujours est-il  que toute la région parisienne s’est rapidement enflammer (à cette époque le feu venait de l’intérieur). Attention, ça n’a jamais trop dépassé le périf, qui à l’époque n’était pas totalement terminé.  Sans trop savoir pourquoi,  beaucoup vous ont suivis, sûrement l’attrait de la fête : il y avait très  régulièrement des barbecues Bld  Saint-Michel.  Où alors, l’attrait des belles paroles…

 

C’était vrai, et c’est toujours vrai, le bien parlé est une arme redoutable.  Pourtant les paroles  ne sont souvent que du vent, de jolis mots enveloppés dans de jolies phrases, mais au final quand on y regarde de près ça sonne creux. La plupart de ceux qui font de jolies phrases, n’agissent  pas ou peu, c’est normal, ils espèrent que leur belles phrases pousseront les autres à le faire. Et puis on ne peut pas tout faire, parler et se faire écouter ça prends du temps, de l’énergie…

 

Peut-on  imaginer qu’un jour,  la délinquance belle parole soit réprimée ?   Rêve pas Zordan, il faudrait plus que doubler le nombre de place dans les prisons (tu payes pas déjà assez  impôts comme ça ?)

 

Excusez-moi, Daniel, je m’égare, revenons à nos moutons,  tu étais très impertinent à l’époque (à voir ta tête sur la photo, le mot est faible,  allez, je remplace par prétentieux,   tu croyais tout savoir, ou tu voulais nous le faire croire) tu l’es toujours,  mais un peu moins, sûrement l’âge, où la raison ou les deux (tu as quand même conservé ton style,  « donneur de leçons ».)  Revenons à mes  275 frs, soit un peu plus de 41 €.  Je t’explique,  lorsque vous avez, toi et tes petits « insurgés à la tête trop pleine » foutu la zizanie,  la petite entreprise dans laquelle je bossais a été obligé de fermer, provisoirement bien sûr.  Mais elle a fermé,  et moi et mes collègues  sommes restés à la maison (ma maison à moi elle était loin,  en Gascogne, alors je suis resté dans ma chambre d’hôtel, avenue de Choisy  à Paris). Enfin,  pas exactement,  j’allais quand même voir ce que vous complotiez, toi et ta bande de cerveaux prépubères, du côté du boulevard Saint-Germain (les cinémas, les théâtres  étaient tous fermés, mais le spectacle était à deux pas, et on entendait le son de chez moi (celui des tronçonneuses bien entendu). J’ai même récupérer un pavé, attention pas pour l’envoyer sur les CRS, c’était juste pour caler un pied de mon lit.  Je n’étais pas le seul dans mon hôtel à ne pas comprendre, vous aviez tout, et vous vouliez encore autre chose, mais vous ne saviez pas quoi, alors vous cassiez tout pour l’obtenir, pour obtenir quoi,  vous ne saviez pas …

 

Nous on savait peu, mais  on savait surtout  qu’on ne pourrait s’en sortir qu’en travaillant, et non pas  enécoutant ceux qui croyaient savoir, ou qui faisaient semblant de savoir, mais qui ne savaient rien.    C’est vrai,  vous aviez lu des livres, beaucoup trop de livres, mais vous aviez aussi beaucoup trop écouté, écouté ceux qui disaient savoir, mais qui ne savait rien, ou pas grand chose... Moi aussi je lisais des livres, beaucoup de livres,  mais sûrement pas les mêmes. Moi aussi j’ai écouté, mais pas les mêmes gens.  Ceux que moi j’ai écouté ne savait pas faire de belles phrases, et n’avait pas la prétention de détenir le savoir.

 

Toujours est-il que vous donniez, à certains,  l’impression de tout savoir de tout connaître (juste l’impression),  alors que ne saviez rien.  À 20 ans on ne sait rien ou alors seulement ce que les autres veulent bien vous faire croire. C’est notre problème,  d’aujourd’hui, et d’hier aussi (pour demain il est prudent d’attendre encore) ceux qui croient savoir,  ou qui font semblant de savoir, sont de plus en plus nombreux, et ils remplissent les cerveaux de ceux qui veulent savoir.

 

Si ceux qui croient savoir, savaient vraiment, le monde serait-il dans l’état ou il se trouve ?  

 

Alors,  si nos jeunes continuent d’ingérer des trucs et des choses qui n’amènent à pas grand-chose, ou voulez-vous qu’ils aillent !

 

Excusez-moi, Daniel, toujours ce besoin d’écrire des mots, comme d’autres ont ce besoin de faire du vent.  Voilà je reviens à mes 275 Frs (41€, plus les intérêts ça doit faire… allez,  pour les intérêts,  c’est cadeau)  je disais donc, mon entreprise a fermé, une quinzaine de jours, à cause de toi, tu ne peux pas le nier, tu étais le meneur, je peux retrouver les preuves dans les archives de l’ORTF (la photo ci-dessus parle d'elle même). Ça fait la moitié d’un mois et comme mon salaire était de 550 frs, fait le calcul toi-même, t’a pas besoin d’une calculette, si, non… À quand même, on voit que toi tu as étudié !

 

Allez sans rancune… bon vent Dany le rouge...

 

PS : Pour les 275 frs, tu les envois à mon adresse, je compte sur toi. Tu vas sûrement te demander pourquoi après tant d’années… Je t’avais perdu de vue, puis mon dossier pour la retraite et … coïncidence,  je viens de te voir sur canal, dans le Grand Journal de Michel Denisot,  c’est seulement là que j’ai eu l’idée. Pas de chance, Daniel Cohn-Bendit, dans ce cas bien précis la  prescription, ça ne marche pas.  Merci encore à Canal  +.

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dominic 30/04/2018 07:06

La génération qui a fait mai 1968 prétendait « interdire d’interdire » ; l’ironie du sort a fait de nos « progressistes » – qui désormais verrouillent la société française – les plus grands prescripteurs d’interdits, de contraintes et de contrôle social de notre temps.

Michel Zordan 30/04/2018 09:34

Tout à fait d'accord avec vous.

roguet 20/08/2011 11:26


^Monsieur COHN BENDIT : allemand ou français c'est comme cela l'arrange : il a en cela une alliée de poids : Mme Joly : ils disent tout , ont des idées sur tout et sur n'importe quoi!! quelle
chance nous avons de les avoir : EUX grassement entretenus par nos impôts et la langue "aiguisée" sans aucun respect pour quiconque : Pauvre France, pauvre Allemagne et pauvre Norvège !!!!!


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