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Michel ZORDAN présente des extraits de ses romans. Il se laisse également aller à quelques réflexions sur l’actualité.

07 Feb

les trois faces du miroir

Publié par Michel Zordan  - Catégories :  #Un auteur du Sud Ouest, #les exilés de l'arcange, #Michel Zordan

- Il faut voir la politique en France, mais c’est un peu la même chose dans de nombreux pays, comme une figure en forme de fer à cheval. Je m’explique, au milieu du fer, dans la partie arrondie se tiennent les partis du centre, de gauche et de droite. Difficile parfois de distinguer la frontière. Puis se situent les partis traditionnels, en France ce sont les plus gonflés en membres. Ensuite, plus nous nous enfonçons vers les extrémités et plus nous trouvons des partis et des groupuscules extrémistes. Ils devraient en principe et compte tenu de l’espace entre les deux branches ne jamais pouvoir se rejoindre. C’est faux, tu sais ce qu’est un arc électrique ? Lorsqu’on approche trop près d’une puissante source électrique, sans même la toucher, il s’ensuit un arc, un arc électrique et le courant passe. Entre les extrêmes, c’est la même chose, ils se détestent, mais le courant finit quand même par passer. Aujourd’hui l’extrémisme islamiste se situe au beau milieu des deux branches. Et dans notre cas l’arc électrique s’appelle Karim Harouni. Tu vas me dire, mais l’extrême droite, ou est-elle dans cette affaire ? La voilà l’extrême droite, ces deux individus, Sonia Sanchez et Pascal Saleste, tes complices dans cette affaire sont des extrémistes de droite, on les retrouve dans la ligue du Nord en Italie. Mais on sait qu’ils ont également des accointances avec les extrémistes de gauche. Tout se tient parfaitement. Alors jeune fille, comment ces deux dangereux individus sont-ils entrés en contact avec toi ?

Laetitia Villeneuve semble un peu perdue, ébranlée même. Je sais qu’elle va parler.

 

– Je… je… il n’y a rien entre Karim et moi, c’est juste un camarade, je…

 

 

– Je me fous de tes relations avec Karim, les individus sur les photos, l’homme et la femme déclarés morts en Italie, comment sont-ils entrés en contact avec toi ?

 

– C’était quelques jours après la parution des premiers reportages dans les journaux. Nous nous étions réunis pour en discuter. Nous voulions faire quelque chose, réagir, nous savions que ce n’était que de la propagande immonde. La femme, qui se faisait appeler Myriam m’a alors abordé, je ne sais pas comment elle et son ami sont arrivés là. Elle m’a d’emblée dit qu’elle détenait des informations très, très dérangeantes sur vous, le général de L’Ombre et sur les méthodes odieuses des agences de renseignements. Je me suis d’abord méfié, il y a pas mal de flics qui tentent de s’infiltrer dans nos milieux. Je l’ai laissé raconter son histoire, mais je ne l’écoutais pas vraiment. Puis j’ai aperçu, un ami Marco, qui discutait avec l’homme qui accompagnait Myriam. Il avait l’air de se connaître et nous a rejoints. Il s’est présenté comme s’appelant Robert.

 

– Nous y voilà, c’était où ?

 

– Dans un squat à Belleville, on ne se retrouve jamais au même endroit, trop dangereux.

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