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Michel ZORDAN présente des extraits de ses romans. Il se laisse également aller à quelques réflexions sur l’actualité.

02 Dec

François Hollande s'en va

Publié par Michel Zordan  - Catégories :  #Un auteur du Sud Ouest, #Michel Zordan, #médias, #Réflexions du jour

Je viens d’avoir une révélation, nous sommes au Moyen-Âge, au Moyen-Âge d’une autre époque, qu’il nous reste à inventer…Mais qui va s'y coller ?

Je n’y avais pas encore pensé, mais dans quelques siècles,  les Français (et  même les Européens) regarderont sûrement la France et l’Europe  d’aujourd’hui  comme celle du Moyen-Âge.

Je me pose une seule question : qui sera capable de nous faire basculer dans la  renaissance du XXIsiècle ? 

Aujourd’hui il y a de plus en plus de cerveaux pour réfléchir, mais il y a de moins en moins d’idée neuve qui émerge.  Des idées qui nous permettraient  de changer d’âge, comme la Renaissance avait sonné le glas de ce  Moyen-Âge qu’on nous présente un peu lugubre,  avec ces donjons,  ces grilles, ces remparts,  dans lequel nous suffoquons.  Nous y sommes enlisés,  et aucune idée neuve pour espérer en sortir.  

J’en viens à me poser encore une question, ou  plutôt deux.  Le nombre était-il un facteur déterminent lorsqu’il s’agit d’avoir des idées ?  Faut-il se regrouper pour faire émerger des idées, ou faut-il se regrouper après, pour mener à bien les idées ?  

Le  gouvernement actuel donne l’impression de faire du sur-place, plus rien ne semble fonctionner, plus personne ne semble y croire, tout semble user.  Alors, les leaders auto désignés tentent  de nous entraîner sur les chemins de la polémique.  Occuper les esprits à autre chose que l’essentiel, surtout si l’essentiel est dans l’impasse,  semble être leur idée majeure.

Peut-être est-il  temps pour ces hommes et ces femmes de se mettre en jachère,  pour refaire le plein d’énergie.  Peut-être est-il temps  d’aller chercher de l’autre côté,  des énergies nouvelles (un peu comme le paysan va chercher tout au fond du sillon la terre neuve, reposée,  pour faire germer ses graines).  

Dans quelques mois, les élections présidentielles. À moins d’une grosse surprise, à droite,  c’est semble-t-il déjà réglé. Le projet, est là, on peut analyser, commenter, débattre, critiquer ! Mais à première vue, à part serrer la ceinture d’un cran supplémentaire, rien de bien nouveau. Rien qui nous entraînera vers une renaissance.

À gauche, c’est encore le flou, mais depuis quelques heures une partie du voile s’est levée. François, le président actuel a tiré sa révérence. Je dis,  chapeau, parce qu’il aurait pu se démener, tergiverser, s’agripper des deux mains à son siège. Non, il a dit simplement au revoir et merci.  Maintenant ça va être la cohue, les candidats vont s’accrocher aux grilles et crier à tue-tête. Je crains le pire. Pardon, j’anticipe, pour le moment aucune idée n’a encore émergée dans le camp du sortant. Mais la gauche n’a plus le choix, elle va devoir nous sortir un truc grandiose pour capter l’électorat. Un truc dans le style du programme commun de 81. L’idée était de nationaliser et de tout nationaliser, prenant exemple sur le modèle de l’Empire Soviétique. On sait ce que l’idée à donner.  

Plus tard, dans les années 90, pour prendre le pouvoir la gauche avait promis 500 000 mille emplois jeunes. Tous dans l’administration et les services assimilés. Pour les emplois, j’aurai à la limite,  pu comprendre,  si ces emplois n’avaient  pas été destinés uniquement aux jeunes, (la détresse n’est sûrement pas  le monopole des jeunes) peut-être sont-ils  de meilleurs clients, plus malléables, sûrement encore très naïfs.  Avoir 25 ans, quelques diplômes en poche, mais sans travail, ni trop d’obligations est-il plus désespérant  que d’être âgé de 50 ou 60 ans, sans travail, avec la plupart de temps beaucoup d’obligations.  C’était juste pour dire que la détresse des plus de cinquante ans, lorsque plus rien ne semble aller, est sans doute beaucoup plus destructrice que celle des jeunes dans la même situation. 

À l’aube des années 2000, les revoilà avec les 35 heures. Alors que partout en Europe et dans le Monde, la concurrence fait rage, en France on décide de travailler moins, pour gagner plus. Le résultat est là, aujourd’hui, avec plus de 6 millions de personnes qui recherchent un emploi.

Avec la gauche, à chaque fois, j’ai déjà l’impression de lire un programme vieux de 50, ou 60 ans, et de revenir à l’époque de la glorieuse Russie Soviétique.  Dans cette URSS,  pas de chômage,  tout le monde avait du travail (sponsorisé par l’état), et tout le monde sait comment l’affaire s’est terminée.  

Il ne reste maintenant à la gauche de  proposer un condensé de leurs anciennes recettes revisitées, nouvelles cuisines. La renationalisation des banques. Mais pas que, il reste encore quelques grosses entreprises….Et pourquoi pas nationaliser les fast-foods et les clubs de foot pro. Ajouter quelques emplois jeunes, et une semaine de travail à 32 heures. Et pourquoi pas, avec en prime une semaine de congé supplémentaire.

Mais l’idée suprême de la gauche, c’est le revenu de base universel. Un salaire minimum pour chacun, c’est certain, ils vont nous la ressortir. Je précise juste que le déficit public de la France s’établi autour 2200 milliards d’euros. Chaque enfant qui naît, croule déjà sous la dette. Mais peut-être que la bonne idée serait de proposer un prêt pour chacun garantie par l’état, pour justement rembourser cette dette.

Bel héritage pour nos enfants. Après le réchauffement de la planète, nous leur laissons un pays en faillite. Ils n’auront plus de travail, plus d’argent, mais ils pourront bronzer au soleil toute l’année.           

Je fais confiance aux candidats pour faire émerger des idées neuves, brillantes, innovantes. Mais  pour séduire, il faudra qu’elles soient en plus, démagogiques, et populistes.

À la fin,  la France sera de toute façon partagée, et le vainqueur ne l’emportera que d’un fil…

PS : La démocratie est un personnage imaginaire à deux jambes. En France, révolution oblige, on les a baptisés, la gauche et la droite. Les élections sont là pour en renvoyer une au repos, pour lui permettre de se recharger, pendant que l’autre accède aux responsabilités. Se recharger ne veut pas dire rien faire. L’opposition à un boulot très important qui consiste à critiquer le gouvernement en place, à le maintenir sous pression pour éviter qu’il ne légifère trop en faveur de son camp. Attention, critiquer ne veut pas dire, être obligatoirement contre. Pas à pas, cahin-caha, la démocratie avance, lentement, parfois par à-coups, mais elle avance sûrement, en prenant son temps. Prendre son temps est très important pour une démocratie. Chaque camp doit se satisfaire à son tour, un coup pour l’un, un coup pour l’autre. Le problème surgit lorsque la jambe au pouvoir s’use trop vite, s’affaiblit, ou qu’elle ne remplit plus sa tâche, ou que les mesures prises se trouvent trop excentrées, ou qu’elle reste trop longtemps au pouvoir. Cela veut dire que l’autre jambe, celle au repos, dans l’opposition met trop longtemps à se requinquer, ou parce qu’elle ne fait pas son travail d’opposition, ou pour de multiples autres raisons. Alors les tensions se cristallisent, s’exacerbent. Chacun se recroqueville sur ses positions, et nous voyons apparaître le spectre de l’extrémisme, avec ses solutions radicales.

 

 

 

  

 

 

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