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Michel ZORDAN présente des extraits de ses romans. Il se laisse également aller à quelques réflexions sur l’actualité.

17 Oct

La villa du truand

Publié par Michel Zordan

Schéma simplifié, mais très significatif, du capitalisme. Le capitalisme à l’apparence d’une pyramide. Tout en haut de la pointe, les très riches, normal, ils voient très loin. Puis viennent les riches, puis, les un peu moins riches, etc.…etc.… Tout en bas, à la base se situe les pauvres et même les très pauvres. Ils sont bien sûr et de loin les plus nombreux. Eux ne voient pas très loin. Comment fonctionne le système ? Il faut se représenter les capitaux comme des tartines de bon pain à la bonne mie bien aérée (le pain est la nourriture de base préférée du français) poussées du haut de la pyramide vers le bas, par la gauche. Dans la descente, c’est le temps des prêts, consentis aux états, aux entreprises, aux consommateurs, et les tartines de pain à la bonne mie bien aérée se parent d’une bonne couche de bon beurre (nota : les tartines de pain à la mie bien aérée ont la particularité de présenter de petites alvéoles qu’il convient de colmater en insistant sur la couche de beurre. Poursuivez la lecture et vous allez en comprendre les raisons). Pour les très bons clients, ces prêts sont même parfois consentis à un taux inférieur à 0. Lancée à pleine vitesse les tartines de pain déjà bien beurrées opèrent un large virage en pénétrant et en traversant la base de la pyramide. C’est le monde ultra conditionné de la consommation tout azimut. Celui des achats et des dépenses de toutes sortes, utiles ou compulsives. En fin de compte les dépenses vraiment utiles ne sont pas très nombreuses ; les compulsives qui se transforment en utiles, sont elles très nombreuses. Même les pauvres et les très pauvres jouent un rôle déterminant dans le système. Acheter pour exister, c’est bon pour tous. Et plus on est pauvre, et plus on a envie d’exister. Il suffit pour ça qu’ils disposent de quelques subsides distribués par les états, auxquels nous les riches, nous avons prêté. Et comme les pauvres sont très nombreux, ça finit par faire du très lourd. Les tartines de pain à la bonne mie bien aérée et bien beurrée en ressortent, avec une bonne couche de confiture (vous comprenez maintenant pourquoi les petits espaces devaient être colmatés, c’était juste pour éviter que la confiture ne s’échappe). Elles en ressortent, les tartines, pour prendre une vitesse encore supérieure, et accéder par le bas à la phase CAC 40, le DOW JONES, le NASDAQ, etc… Boostées au maximum, les tartines déjà très bien beurrées, et confiturée, sont maintenant ornées d’une très bonne épaisseur de cerneaux de noix. Vous n’y avez jamais goûté ? C’est normal, c’est un mets simple, mais réservé aux riches. Les capitaux tartines ainsi constitués remontent et accèdent à la pointe par la droite. Alors les riches se goinfrent, se repaissent et le cycle reprend inlassablement son mouvement. Les tartines de pain à la bonne mie bien aérées sont continuellement balancées à gauche. Puis après une révolution complète autour de la pyramide, elles sont récupérées bien chargées à droite. Les riches gagnent de l’argent, ils se goinfrent aussi bien le jour, que la nuit. Pendant le week-end (eux acceptent de travailler le dimanche) et durant toute la semaine.

Ne vous faites surtout aucune illusion, tout le monde contribue à enrichir, les déjà riches. Si vous êtes dans le rouge à la banque, ce sont les riches qui gagnent. Si vous avez du crédit, ce sont encore les riches qui gagnent. Avec le système capitaliste, à la fin ce sont toujours les riches qui gagnent le plus. Pourquoi croyez-vous que j’ai choisi le camp des gagnants ? J’avais le choix entre, trimer en France pour ne ramasser que mépris et clopinettes ; et gagner beaucoup d’argent en m’exilant et en travaillant à l’étranger.

Reconnaissez qu’avec le capitalisme il n’y a que du positif.  Même ceux qui ne sont pas riches trouvent leur bonheur en ayant la possibilité d’exister un peu, en achetant un peu,  ou même beaucoup,  si les riches veulent vous en donner les moyens. N’oubliez jamais une chose, acheter,  c’est exister. C’est valable, pour tous les camps.  

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