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Michel ZORDAN présente des extraits de ses romans. Il se laisse également aller à quelques réflexions sur l’actualité.

09 Jul

Les raisons de l'exil

Publié par Michel Zordan  - Catégories :  #Michel Zordan, #médias, #Un auteur du Sud Ouest, #les exilés de l'arcange, #littérature, #Littérature BD & Poésie, #roman, #rentrée littéraire

les raisons de l'exil

Les exilés de L'Arcange - Extrait : 1er février 1930, la neige recommença à tomber.  Tout ne se passait pas comme prévu, mais nous allions quand même de l’avant. Avec un peu de chance, demain, nous serions en France. Dans la matinée sembla entendre des voix se dirigeant vers nous. Le chapeau crasseux ne devait revenir que dans la soirée, peut-être étaient-ce des personnes à notre recherche, et sûrement pas des amis. Heureusement que la neige avait masquée nos traces. Pour précaution, papa éteignit le feu.

– Les enfants, avec la chaleur, tout a fondu sur la toiture. Ça peut nous faire repérer ! Toi Sylvio, tu vas monter dessus, Mariéta et moi, nous allons remplir ma veste de neige et te la passer. Tu l’étaleras en faisant très attention, je pense que les pierres vont vite refroidir, et avec ce qui tombe, dans moins d’une demi-heure il n’y paraîtra plus.

En un quart d’heure le tour était joué, et la neige recommençait déjà à s’entasser sur les lauses. À partir de huit heures du soir, l’attente commença. Vers onze heures, Mariéta, et moi, nous nous endormîmes. Avant même les premières lueurs de l’aube papa nous réveilla.

– Notre passeur, n’est pas revenu, nous ne pouvons plus attendre. Nous allons tenter notre chance, seuls. Je suis persuadé que nous ne sommes plus très loin de la frontière. Nous suivrons le chemin, il doit redescendre dans une vallée.

Vers six heures, nous refermâmes la porte de la cabane. L’épaisseur de neige devait maintenant atteindre vingt bons centimètres, mais elle ne tombait plus. Au début, marcher dans la poudreuse était amusant, après deux heures, Mariéta et moi commençâmes à fatiguer. Vers neuf heures, au contour d’un chemin, papa s’arrêta, son regard s’illumina.

– Regardez les enfants, une ferme avec de la fumée. Je ne sais pas si nous nous trouvons encore en Italie ou en France, mais nous y allons.

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