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Michel ZORDAN présente des extraits de ses romans. Il se laisse également aller à quelques réflexions sur l’actualité.

20 May

les cahiers de mon père

Publié par Michel Zordan  - Catégories :  #Michel Zordan, #médias, #Un auteur du Sud Ouest, #les exilés de l'arcange, #littérature, #Littérature BD & Poésie, #les exiles de l'arcange, #roman, #rentrée littéraire

les cahiers de mon père
les cahiers de mon père

Extrait - La rencontre de papa et de l’ogre de Massecot, Gaétan Vaillant, puisatier de son état est une anecdote assez croustillante qui prête dans un premier temps à sourire. En y regardant de plus près, les mises en garde et les quelques révélations de l’homme pourraient s’avérer inquiétantes. Mais la rencontre faite sur la route le jour ou grand-père accompagné de papa, décident d’aller lui rendre visite pour payer la facture est bien plus inquiétante encore. Le passé dramatique des Montazini semble refaire tout à coup surface avec l’apparition de cette automobile noire. Ou alors il ne s’agissait que de touristes et grand-père a agi par prudence. Les lignes qui suivent me permettent de mieux comprendre les raisons de l’antagonisme et même plus, qui enfle entre les Montazini et les Lastruc. L’attitude ignoble de Mathilde Lastruc envers Mariéta n’est que la suite logique du comportement déplorable de son père Sylvain. Dans la cour de l’école, Mariéta ne s’en laisse pas compter, et l’affaire des crayons de couleur est l’illustration même de la petite garce qui prend exemple sur ses parents pour parvenir à ses fins. Mon père qui s’échappe de l’école pour aller chercher du secours et c’est tout l’état d’esprit dans lequel sont condamné à vivre les Montazini qui s’illustre : au moindre problème, c’est le retour en Italie, malgré les dangers qui les y guette. Leur statut de propriétaires terriens les protège-t-il vraiment, ou ne fait-il qu’accentuer la menace ?

Avec la cueillette aux champignons au bois de Lian et la mésaventure survenue à grand-père, le futur des Montazini semble s’obscurcir plus encore. S’agit-il d’un simple accident ou d’un acte délibéré ?

Dans les lignes qui suivent, mon père évoque un personnage « la Demoiselle blanche » très mystérieux, et le mot est faible, que seules ma tante Mariéta et sa fille ma cousine Edmonde ont pu rencontrer. Ces rencontres se sont toujours produites à L’Arcange, dans la même chambre et durant leur sommeil. Lorsque Mariéta lui en parle, papa n’y croit pas et se moque même. Pourtant après s’être endormi quelques années ce personnage réapparait à plusieurs reprises et mon père est bien obligé d’admettre. Pour chaque apparition, des circonstances bien précises.

Je suis surpris par la détermination du chef Laterre à découvrir la vérité et le coupable de l’incendie. Le gendarme ne lâche pas l’affaire, il fait des constatations intéressantes et découvre rapidement des indices déterminants. D’abord des morceaux de cigarettes roulées à la main, mais qui ne sont pas des mégots. Puis des fragments de terre glaise qui pourraient provenir d’une petite boule modelée par la main d’un homme ou… d’une femme. Et sa visite à son ami, ingénieur à la manufacture de tabac de Tonneins en Lot-et-Garonne, pour en connaître plus sur l’origine du tabac m’étonne plus encore. J’en conclus que l’homme plus habitué à s’occuper de vols de poules ne veut en aucun cas manquer une occasion de résoudre une affaire bien plus complexe qu’il n’y parait. Peut-être pour briller un peu plus aux yeux de ses supérieurs, ou peut-être juste parce son devoir est d’essayer de découvrir la vérité.

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